Maëlyn Michel : une normande, Championne d’Europe en haltérophilie aux ambitions olympiques

Dans le paysage sportif normand, Maëlyn Michel s’impose comme un espoir montant de l’haltérophilie, une discipline où elle excelle depuis l’âge de 12 ans. Originaire de Caen, cette sportive de haut niveau ne se contente pas de briller sur les podiums ; elle embrasse également un parcours étudiant pour devenir kinésithérapeute.

Maelyn Michel  - haltérophilie - Audacieux Normands
©Edgar Finance | ATG

Dans cet article, nous vous proposons de découvrir son histoire, ses projets et ses conseils pour les jeunes Normands prêts à se lancer dans une aventure sportive de haut niveau.

L’haltérophilie, une histoire de famille

Avec des parents et un oncle ayant pratiqué l’haltérophilie à un haut niveau, le destin de Maëlyn Michel semblait écrit d’avance. Sportive depuis son plus jeune âge, elle n’a jamais été poussée par ses parents à pratiquer l’haltérophilie. Née en 2004, année de participation aux Jeux Olympiques de Romuald Ernault, son oncle, elle s’est laissée séduire par cette discipline sportive à l’adolescence.

« À l’âge de 12 ans, j’ai voulu faire un stage animé par mon oncle. J’ai tout de suite accroché. L’haltérophilie, c’est bien plus qu’une question de force physique, c’est une question de mental, de dépassement de soi. »

Au terme de sa première année, Maëlyn se présente aux Championnats de France Minimes et se classe deuxième. Compétitrice dans l’âme, ces championnats sont un déclic pour elle.

« Je me suis dit, deuxième, plus jamais. Je voulais être sur la première marche du podium. Je me suis engagée à fond dans la pratique. Cela a payé, car depuis, j’ai toujours été championne de France. »

De Caen à l’INSEP à Paris

Aujourd’hui pensionnaire de l’INSEP à Paris pour s’entraîner avec les meilleurs Français, elle a d’abord dû quitter sa Normandie à l’âge de 18 ans pour rejoindre le pôle Espoir à Toulouse.

« M’éloigner de ma famille a été difficile. La première année a été compliquée. Il a fallu s’endurcir mentalement pour tenir. Je tiens à garder mon ancrage territorial. La région, le département et la ville de Caen me soutiennent depuis le début. Je suis fière d’être licenciée au club de Caen, comme l’ont été mes parents et mon oncle. »

Comme tout athlète, elle a dû surmonter des difficultés dans son parcours. Ses succès sont le reflet d’une persévérance inébranlable et d’un engagement sans faille envers son sport.

« Parfois, on s’entraîne dur et les résultats se font attendre. Les progrès ne sont pas linéaires. Dans ces moments-là, il ne faut pas lâcher mentalement. »

Avoir un double projet professionnel

Outre ses exploits sportifs, Maëlyn Michel se distingue par son parcours d’étudiante. Aujourd’hui inscrite à l’École Nationale de Kinésithérapie et de Rééducation de Saint-Maurice, près de Paris, elle prépare sa reconversion.

« Depuis petite, j’ai envie de travailler dans la santé. En rencontrant des kinés dans ma pratique sportive, j’ai découvert tout leur travail auprès des enfants. Cela m’a beaucoup plu, et j’aimerais travailler avec les enfants après ma carrière. »

Avec ce double projet, les journées de Maëlyn sont souvent très chargées. Elle jongle entre ses cours à l’école de kinésithérapie et ses entraînements quotidiens à l’INSEP.

« En règle générale, je m’entraîne deux fois par jour, à 10h et à 16h. Je suis en cours à partir de 8h et entre mes entraînements. Je peux diviser mes années scolaires en deux pour alléger ma charge, notamment à l’approche de grandes compétitions. »

Malgré un emploi du temps chargé dû à sa pratique sportive de haut niveau, elle ne cache pas que cela lui permet de mieux se connaître et de comprendre son fonctionnement, tout en développant sa résilience et en faisant le maximum pour atteindre ses objectifs.

Des ambitions olympiques

Avec sept titres de championne de France et cinq participations aux Championnats d’Europe, dont un titre en U23 à l’arraché en 2024, Maëlyn Michel est un grand espoir français dans sa catégorie. La Caennaise a pour objectif d’intégrer le top 10 mondial pour espérer se qualifier pour les Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028.

« Il y aura seulement 8 places qualificatives pour les prochains jeux, avec un seul représentant par pays dans chaque catégorie. C’est un véritable objectif pour moi. Je m’entraîne chaque jour pour cela. »

Avec de nombreuses médailles déjà en poche, elle ne veut pas s’arrêter là. D’ailleurs, quand on lui demande quel est son meilleur souvenir dans ce début de carrière, elle évoque, sans hésitation, son titre européen en Pologne.

« Même si ce titre n’est qu’une étape, être tout en haut du podium, c’est une sensation incroyable. Cela donne encore plus envie d’y revenir. »

Suivre l’actualité de Maëlyn Michel

Véritable ambassadrice de son sport, elle aime rappeler que l’haltérophilie n’est pas uniquement un sport de force, mais une pratique très technique.

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Tout comme Margaux Bailleuil ou encore Clara Jobbin, la Caisse d’Epargne Normandie accompagne des sportives normandes en Normandie. En proposant un large éventail de solutions financières adaptées et des conseils personnalisés, la Caisse d’Epargne Normandie s’engage à soutenir ces entrepreneures à chaque étape de leur parcours professionnel.