Veragrow : le défi de Théo Saint-Martin pour une agriculture durable en Normandie

Au cœur de la Normandie, une révolution agricole discrète prend racine, menée par Théo Saint-Martin et son entreprise innovante, Veragrow. Co-fondateur aux côtés d’Alexandre Bocage et Alexandre Foulon, Théo incarne cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui s’engagent pour un avenir agricole durable. Auteurs d’une levée de fonds de 4,5 millions d’euros en 2025, les associés normands voient les choses en grand.

Dans ce portrait, découvrez le parcours de cet audacieux normand et explorez les promesses et ambitions futures de Veragrow.

Théo Saint-Martin - Veragrow - Normandie
©Veragrow

Un parcours teinté d’audace et de passion

Originaire de Normandie et plus particulièrement de l’agglomération rouennaise, Théo Saint-Martin a débuté ses études à l’Université de Boulogne où il a obtenu un DUT Génie biologique. Son parcours a ensuite été suivi d’une Licence Sciences de la Terre et de l’Environnement à l’Université de Rouen. Curieux, il réalise une année de césure où il voyage notamment en Asie du Sud-Est.

De retour à Rouen, il intègre l’école d’ingénieurs, le CESI à Mont-Saint-Aignan, et y fait la rencontre de son futur associé Alexandre.

« Nous sommes très complémentaires. Nous sommes devenus amis rapidement. Lors de nos études, nous avons appris à nous connaître en réalisant des projets de groupe. Lors d’un week-end passé ensemble, on a échangé nos idées et le mot “ver de terre” est sorti. Chacun de notre côté, nous avons fait des recherches et l’aventure a débuté. »

Veragrow : l’agriculture durable au cœur de l’innovation

Au fil de leurs recherches, les deux Normands prennent conscience du potentiel remarquable du ver de terre et, plus particulièrement, de ses déjections pour fertiliser et stimuler les végétaux. Ils constatent alors que les procédés existants sont encore très majoritairement artisanaux, tant pour la production de ces déjections, appelées lombricompost, que pour l’extraction et la concentration de leurs principes actifs, conditions pourtant indispensables à une utilisation efficace en grandes cultures.

« L’enjeu était d’industrialiser une technique jusqu’alors artisanale. Cela a nécessité d’importants travaux de recherche pour maîtriser le lombricompost et le traitement des déjections de vers. Il a ensuite fallu développer un procédé permettant de stabiliser le produit dans le temps, tout en garantissant une utilisation simple et efficace pour les agriculteurs. Cette démarche s’est traduite par la mise au point de formulations reposant sur l’infusion des déjections, associée à l’apport de sources carbonées destinées à nourrir les micro-organismes et à activer le processus biologique. »

Accompagnés par Normandie Incubation, les deux normands vont prendre le temps de faire une veille technologique et de créer leur business model.

Théo, en évoquant la genèse de cette entreprise novatrice, présente Veragrow comme une solution qui valorise des déchets organiques, tels que le marc de café et le fumier équin, par un processus de lombricompostage utilisant des vers de terre.

« Nous valorisons le fumier équin d’un centre équestre situé à 4 km de notre site de production à Val-de-Reuil. Pour le marc de café, nous avons un partenariat avec une association locale, appelée Marc en Terre, qui collecte le marc de café dans les cafés de Rouen. »

Les biostimulants développés offrent aux agriculteurs une solution biologique capable d’améliorer à la fois les rendements et la qualité des cultures. Au cœur de cette démarche, 25 millions de vers de terre jouent un rôle clé en transformant les déchets organiques en ressources agricoles durables et à forte valeur ajoutée.

Une levée de fonds pour des projets audacieux et internationaux

Après une première levée de fonds, Théo et ses associés ont réalisé une nouvelle levée de fonds en 2025, notamment soutenue par la Caisse d’Epargne Normandie. Plus importante que la précédente, elle a pour objectif de donner la possibilité à l’entreprise d’étendre son activité et de s’ouvrir à de nouveaux marchés.

« On est une entreprise industrielle, on a un outil de production à faire tourner qui s’entretient, surtout avec les prévisions de montée en charge. Nous allons renforcer notre force commerciale sur le terrain pour présenter et former les agriculteurs à l’utilisation des biostimulants. »

Commercialisant ses produits principalement en France, les ambitions de Veragrow incluent l’ouverture au marché européen.

« La levée de fonds va nous permettre de commercialiser notre produit en Europe. Chaque pays a des réglementations et des certifications différentes. Cela a un coût pour l’entreprise. Si nous devions nous implanter sur un autre continent, nous aurions le défi d’installer des sites de production locaux, car le sens de notre projet est notamment de valoriser des déchets organiques locaux. »

Les opportunités offertes par Veragrow dans le domaine des biostimulants illustrent l’efficacité de cette méthode de réutilisation des ressources locales. Les tests réalisés et les premiers retours clients montrent l’impact sur les cultures.

« Les biostimulants sont efficaces sur le rendement agricole mais aussi sur la résistance au stress des cultures, notamment liée au changement climatique. »

Suivre l’actualité de Théo Saint-Martin et Veragrow

Pour ceux qui souhaitent suivre l’actualité de Veragrow et de Théo Saint-Martin, n’hésitez pas à consulter leur site web, ainsi que leurs comptes Instagram, Facebook et LinkedIn.

Tout comme Arnaud Pigeon ou encore Marin Belloir, la Caisse d’Epargne Normandie accompagne des entrepreneurs normands qui innovent en agriculture. En proposant un large éventail de solutions financières adaptées et des conseils personnalisés, la Caisse d’Epargne Normandie s’engage à soutenir ces entrepreneures à chaque étape de leur parcours professionnel.