Originaire de Saint-Malo et désormais basé au Havre depuis 9 ans, Tugdual Brand-Gazeau est l’un des espoirs de la voile française. À seulement 16 ans, il réussit à jongler entre ses études et sa passion pour la voile, prouvant qu’il est possible de combiner un sport de haut niveau et un parcours scolaire. Avec un titre de champion de France et plusieurs participations aux championnats du monde, le jeune skipper havrais nous partage ses ambitions sportives et ses rêves de navigation.

Tugdual Brand-Gazeau, l’espoir normand qui voit grand
La mer et la voile sont au cœur de la vie de Tugdual depuis son enfance. Sa découverte de la voile s’est faite de manière informelle à Saint-Malo, avant qu’il ne s’engage sérieusement dans des compétitions après son arrivée en Normandie au sein de la Société des Régates du Havre (SRH).
« Mon père, marin au commerce, faisait un peu de compétition en voile, et les autres membres de ma famille faisaient de la plaisance. J’ai grandi dans cette ambiance maritime et à proximité de la mer. C’est au Havre que sportivement, tout a réellement commencé pour moi. J’ai intégré un groupe de perfectionnement et de compétition pendant 2 ans au club de la SRH avant d’intégrer le dispositif régional d’entraînement (DRE) porté par la Ligue de voile de Normandie. »
Grâce à l’appui de ce Pôle d’entraînement fédéral, il bénéficie d’un encadrement optimal avec des programmes d’entraînement adaptés aux jeunes talents. Ses débuts en Optimist, un bateau emblématique pour les jeunes navigateurs, ont rapidement propulsé Tugdual sous les projecteurs. En 2023, il se qualifie pour les championnats du monde en Espagne.
« Pour se qualifier, les critères sont très exigeants. Nous sommes environ 600 participants en Optimist au niveau national. À la Toussaint, une première régate permet une qualification des 80 meilleurs à la Coupe Internationale de Printemps. Au cours de ces 7 jours de compétition, une première sélection permet aux meilleurs de participer aux manches finales. Seuls les 5 meilleurs Français se qualifient pour le championnat du monde. »
Compétitions et titres en cascade
L’impressionnant palmarès de Tugdual reflète son talent et sa détermination. Champion de Normandie à de nombreuses reprises, il s’est également illustré lors des championnats du monde en Argentine en 2024, en se classant à la 52e sur près de 300 compétiteurs. Ces succès ouvrent la voie à de nouvelles opportunités, notamment sur des classes de bateaux plus grands comme le ILCA 4, où il a récemment décroché une 3e place à l’Europa Cup de Maubuisson ainsi que le titre de champion de France en 2025.
« Ce titre est mon meilleur souvenir. Cela a été l’achèvement d’une année qui s’est très bien passée. Cela a été très serré. La compétition est composée de 12 manches sur 7 jours et tout s’est joué l’avant-dernier jour. À ce niveau, les meilleurs sont dans un mouchoir de poche. Il faut beaucoup de régularité ; une manche ratée et c’est terminé. La pression mentale est importante. C’est un sport complet. »
Un avenir tourné vers la mer
Tugdual est déterminé à poursuivre son ascension. Avec des ambitions claires, il envisage de rejoindre la course au large, en préparant son rêve de participer à des mini-transats sur des bateaux de 6,50 m, ou sur le circuit Figaro, avant, pourquoi pas, de prendre la mer pour des courses au large mythiques comme la Transat Café L’Or ou le Vendée Globe.
« Ce que j’ai vraiment envie de faire, c’est de la course au large. Je suis passionné par l’univers de la mer. Je suis encore un peu jeune pour la course au large, il me faut donc peaufiner mes compétences et mon endurance. Je profite souvent des occasions proposées pour faire des sorties en mer avec des skippers reconnus comme Thimoté Polet, par exemple. »
Étape par étape, le jeune havrais construit son projet. Après avoir navigué sur des bateaux Optimist puis des ILCA 4, il est désormais à bord de bateaux ILCA 6, composés de la même coque mais avec une voile plus grande, nécessitant plus de force pour la manipuler. Ce bateau s’adapte au gabarit de Tugdual, mais reste encore puissant pour sa jeunesse.
« C’est une année de transition pour moi. Il faut se réadapter à ce nouveau modèle. Je suis dans un projet fédéral pour m’emmener le plus loin possible sportivement tout en continuant ma scolarité. Je suis en seconde au lycée Saint-Joseph au Havre. La vie scolaire et les professeurs connaissent mon projet et adaptent parfois leurs examens quand j’en ai besoin. »
Comment financer son projet sportif en Normandie ?
Cependant, ce parcours prometteur n’est pas exempt de défis. Le soutien financier demeure une préoccupation majeure pour Tugdual et son entourage.
« Aujourd’hui, le projet est financé par mes parents et un mécène. Mon club, bien qu’il m’apporte un cadre précieux, ne peut me suivre financièrement sur la saison et je suis donc à la recherche de sponsors pour me soutenir. »
Construire son projet sportif, c’est aussi mettre en place des outils pour le valoriser et trouver des financements pour permettre à Tugdual d’être dans les meilleures conditions. Malgré son jeune âge, le Havrais s’implique dans la gestion administrative de ses inscriptions et la préparation de ses voyages.
« Une année de compétition sur un bateau ILCA coûte en moyenne 15 000 €. Entre le matériel, les inscriptions et les frais de voyage, il faut un budget conséquent pour poursuivre mon projet. Trouver des sponsors est indispensable. »
Suivez son parcours
Avec une tradition de skippers de haut niveau, Le Havre est un terrain de jeu idéal pour Tugdual. Inspiré notamment par Charlie Dalin et Guillaume Pirouelle, il se laisse aller à rêver de courses au large. Pour ne rien rater des futurs exploits de Tugdual, rendez-vous sur son compte Instagram, où il partage ses aventures. Sa détermination et son envie de faire briller la voile normande devraient inspirer de nombreux jeunes. Pour les jeunes passionnés de voile, d’entrepreneuriat sportif ou ceux souhaitant concrétiser un projet d’avenir, Tugdual Brand-Gazeau représente un exemple à suivre. Sa passion et son engagement encouragent à croire que chaque rêve peut prendre le large.
Tout comme Simon Ackermann ou encore Timothé Polet, la Caisse d’Epargne Normandie accompagne des sportifs normands. En proposant un large éventail de solutions financières adaptées et des conseils personnalisés, la Caisse d’Epargne Normandie s’engage à soutenir ces entrepreneurs à chaque étape de leur parcours professionnel.


